GUDULE - Étrangère au Paradis

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INFORMATIONS

Titre : Étrangère au Paradis
Auteur : Gudule
Type : Roman
Genre : Vie quotidienne
Editeur : Grasset Jeunesse
Nombre de tomes : 1, terminé
Rating : Soft
Nature du slash : La narratrice, hétérosexuelle, ressent de l'attirance pour une femme.

RÉSUMÉ

Léna est décidée à rencontrer la jeune éditrice qui traumatisait sa mère en voulant rendre son dernier roman plus "commercial". Mais, quand elle se retrouve face à l'androgyne Sybille, la jeune femme qu'elle découvre éveille en elle des sensations inconnues et profondes...

AVIS

Ce livre se destine à une tranche d'âge plus jeune que le personnage principal (adolescente), d'où un style d'écriture simple et accessible, sans style littéraire et parfois agaçant dans certaines phrases aux tournures enfantines, mais cependant appréciable par sa légèreté et ses pointes d'humour. La caractéristique principale de ce récit est sans doute le point auquel il se focalise sur l'essentiel uniquement. Il y a entre 1 et 3 chapitres par mois écoulé, et chaque chapitre occupe 6 à 7 pages environ. On a donc droit à des tranches de vies, les plus significatives pour les personnages, celles qui font vraiment avancer le récit, en écartant tout le reste. Cette sobriété n'est pas désagréable, surtout pour ceux qui ne crochent pas facilement avec les histoires de vie quotidienne : il n'y pas de temps morts ni d'inutilité ; l'action avance vite, voire très vite selon la vitesse à laquelle on lit, et il faut bien faire attention aux dates indiquées pour bien percevoir l'écoulement temporel du récit.
Le traitement thématique est assez sympa. L'héroïne, Léna, est parfaitement hétéro, elle sort avec des garçons, elle a même un coeur d'artichaut, bien malgré elle d'ailleurs. Quand elle rencontre Sybille, elle se sent attirée par elle. Elle se pose des questions, mais elle n'en fait pas tout un foin, ce qui empêche le roman de sombrer dans la tragédie agaçante. D'ailleurs, tout ne se finira pas en happy end comme elle l'aurait sans doute voulu, mais ce n'est pas pour autant que ça se finit mal, il y a juste la vie qui continue, et la dernière phrase le montre très bien.
Ce que j'ai bien aimé dans le personnage de Sybille, c'est qu'elle est présentée au début comme très antipathique, mais en la rencontrant Léna comprend et accepte son point de vue qui, certes différent, n'en est pas moins valable aussi. Le conflit entre Marie Possa et son éditrice permet de montrer, d'ailleurs, cette double facette du monde de l'édition, sans aucun doute réelle, et c'est très intéressant !
Avoir fait de l'homosexualité une réelle normalité, peut-être étonnante au début mais faisant bel et bien partie de la vie, est une grande réussite de ce livre, certes court mais soigné et qui se laisse lire avec plaisir.

Date de dernière mise à jour : 11/08/2012

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