Shoujo Sect - Kurogane Kenn

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INFORMATIONS

Titre : Shoujo Sect
Auteur : Kurogane Kenn
Genre : Scolaire
Editeur : Taïfu
Rating : M
Tomes : 2 au Japon, terminé

RÉSUMÉ

Shinobu Handa et Momoko Naitou se connaissent depuis l’enfance. Shinobu est tombée amoureuse de Momoko dès le premier jour. Maintenant au lycée, Momoko a tout oublié du passé, mais pas Shinobu. Les deux amies ont suivi des chemins différents mais Shinobu espère toujours que Momoko se souviendra de leur promesse d’antan.

AVIS

Vous cherchez des pages bourrées de sexe ? Vous avez trouvé. Vous cherchez une histoire avec un scénario ? Mieux vaut aller voir ailleurs. Une intrigue quelconque n'est en effet pas du tout ce que propose ce manga, auquel il est bien difficile de trouver un intérêt autre que celui de rincer l'oeil de mâles à la recherche de visuels excitants. Il n'y a même absolument aucune histoire ; les différents chapitres sont assez indépendants et mettent en scène chaque fois des filles différentes, même s'il y en a parfois qui reviennent, dont on saura à peine les noms.
Même à l'intérieur des chapitres considérés individuellement, on cherche le scénario ; en principe, il est à peu près inexistant, si ce n'est par un vague simulis de contexte. Les filles sont toutes lesbiennes et ne se posent aucune question sur leur sexualité, et il n'y a aucune autre sorte d'être humain ; les personnages ne sont pas du tout développés, à vrai dire les wilds talks permettront d'en savoir largement davantage sur les protagonistes que les pages du manga lui-même...
À vrai dire, la lecture rappelle davantage un hentaï lesbien qu'un vrai yuri, et encore, on cible les plus mauvais hentaï, ceux qui ne visent qu'à montrer du sexe à longueurs de pages, sans contexte ni cohérence. C'est exactement ce que propose Shoujo Sect : du sexe, du sexe et du sexe. Pas de présentation des protagonistes, pas de présentation du cadre, pas de scénario,... Un néant quasi-absolu, dont il n'y a rien à tirer hormis un graphisme acceptable et un contenu visuel excitant, si l'on considère les cases comme des images fixes à regarder quasi-individuellement. En effet, vu l'absence de contexte, d'intrigue, de personnalités des protagonistes, de profondeur de récit, ces scènes ne provoqueront que l'indifférence de celui qui est davantage excité par le sexe sentimental que par le seul sexe visuel.
Le yuri est en France un genre qui se cherche encore, peu de titres ayant encore été traduits, et la mouvance commence tout juste à surgir et se populariser. Jusqu'à présent, le yuri avait échappé à la traduction de navets absolus, titres lamentables où même les qualités correspondent plus à des défauts susceptibles de ne séduire qu'un public restreint et peu exigeant. Shoujo Sext nous prouve que les mauvais manga, ça existe en yuri aussi.
Ce titre satisfera éventuellement les amateurs de lesbiennes en quête de sensations fortes, et peut constituer un support pornographique efficace le temps d'une branlette. Mais, celle-ci finie, même les amateurs passeront rapidement à autre chose.

Date de dernière mise à jour : 09/11/2012

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