Tomes de Darling

Tome 1

 

Ce premier tome nous conte la formation du couple formé par Rio, un uke timide aux grands yeux, et Tomo-chan, un seme un peu voyou dont l’excuse pour approcher Rio mérite l’oscar de l’improbabilité et du ridicule : « le guérir de son homosexualité ». De ce synopsis invraisemblable découle un récit aux rebondissements tout aussi invraisemblables les uns que les autres : oubliez réalisme, authenticité, sérieux, cohérence, et j’en passe, car Darling n’offre rien de tout cela. À vrai dire, le ridicule va tellement loin dans Darling que ça en devient presque une qualité : en effet, il est tellement impossible de lire ce manga au premier degré qu’à condition de rentrer le trip, on peut le trouver… drôle. Cet effet est-il recherché ou non, le fait est que Darling est quasiment de la parodie de boys love ! Reste qu’il faut adhérer…

Tome 2

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Dans ce second volume, la romance emprunte des sentiers plus classiques, mais ce n'est pas forcément un défaut. La façon dont Rio et Tomo-chan se sont mis en couple est en effet loin d'être ordinaire, et les nombreux clichés avec lesquels est désormais narrée l'évolution de leur couple contribuent à rétablir une sorte d'équilibre. De plus, la façon dont la mangaka les agence reste assez atypique, notamment parce qu'elle ne suit pas le rythme habituel des manga yaoi, et parvient donc à insérer (malgré elle ?) une "patte" plus personnelle... Quoi qu'il en soit, si l'on est encore loin du chef d'oeuvre, ou même du titre méritant l'attention, Darling reste tout à fait lisible et distrayant. Il y a même fort à parier que les lectrices peu exigeantes (et j'en suis) adoreront le couple et les interrogations ultra-kawaii des deux héros. À défaut d'être un titre à lire, Darling est un titre qu'il ne faut pas forcément bouder !

Tome 3

Ce volume s'écarte du couple que nous avions suivi durant les deux premiers, pour se centrer sur l'ami de Rio, un jeune médecin réputé qui a pour principe de ne jamais coucher deux fois avec le même homme. Principe qui va être mis à mal par l'irruption successive de deux individus bien décidés à lui mettre le grappin dessus, et qui s'avèrent être les frères aînés de Tomomi Miura.
Dans l'ensemble, on est dans une énième oeuvre fantasmant sur les tribulations de (très nombreux) personnages masculins miraculeusement tous gays et aux moeurs faciles, et sur des liens entretenus avec des membres d'une même famille. Les récits sont rapides et parfois confus, le sexe presque immédiat et les sentiments secondaires, n'intervenant que tardivement.
Vers la fin du tome, le temps de deux chapitres intitulés Calling, on se penche sur encore un autre duo de personnages gays, ce qui porte à sept (sans compter les « clients ») le nombre de gays qui se côtoient (plus ou moins) dans ce manga. Ces chapitres sont plus courts que les autres et offrent donc une histoire assez bâclée en plus de souffrir des mêmes défauts de sexe facile et de manque total de crédibilité.
Ceci dit, c'est léger, drôle, et ça se laisse lire assez sympathiquement, mais pour peu de ne pas avoir d'attentes particulières. Seules les yaoistes peu exigeantes (j'en suis, hein, je dis pas ça péjorativement !) pourront éventuellement prendre plaisir à lire ce manga. Les pages les plus agréables restent cependant le très court récit, presque un bonus, où l'on retrouve les personnages des deux premiers tomes, désormais très amoureux.

Tome 4

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Ce quatrième volume contient la suite des aventures de Haruka, partagé entre les deux frères Miura, Masami et Ayumi. Contrairement au précédent qui mettait surtout l'accent sur des scènes de sexe délurées, ce tome se centre plutôt sur la romance et les sentiments. Les deux frères sont amoureux et ils le redisent, et Haruka va devoir faire son choix, en admettant qu'il se décide à retomber amoureux, puisqu'il a certaines raisons héritées de son passé de vouloir fuir ce sentiment.
Si les scènes de sexe ne sont pas absentes, elles sont cette fois accompagnées du sentiment amoureux, ce qui les rend nettement plus agréables. Les personnages montrent aussi davantage de subtilité, en exprimant des douleurs cachées, un passé difficile ou un présent difficile. Masami, en particulier, se montre touchant de par les sacrifices consentis.
Néanmoins, avouons-le, la romance est quand même grossière : un simple triangle amoureux aux sentiments exacerbés où chacun exhibe ses soit-disant problèmes sans grand réalisme. Aussi, si ce tome se montre l'un des meilleurs sur l'échelle de ce manga, ça ne veut pas dire que ce dernier est bon pour autant. Dans un shôjo, ce serait insupportable. Mais le yaoi n'est de toute façon en principe pas réaliste, et dans l'ensemble la lecture s'avère rigolote. Si l'on peut se contenter de cette qualité et si le dessin ne rebute pas, alors on passe un bon moment de lecture. Mais il faut être un public facile.
L'évolution générale de ce manga tend à confirmer l'impression donnée par le premier volume, donc si vous avez aimé celui-ci, vous pouvez continuer, sinon, inutile de persévérer.

Date de dernière mise à jour : 08/11/2013

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