Pirate Game - Ryo Takagi

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INFORMATIONS 

Titre : Pirate Game
Genre : Fantasy / Historique
Mangaka : Ryo Takagi
Éditeur : Tonkam
Nombre de tomes : 1, terminé
Rating : M

RÉSUMÉ

Quand son royaume est attaqué par une armée ennemie, le jeune prince Yuuri s’enfuit pour éviter d’être capturé. Mais il tombe aux mains d’un équipage de pirate dont le capitaine, le ténébreux Kuuron s’entiche de lui et décide d’en faire son jouet... Un calvaire commence alors pour Yuuri, jusqu’ici habitué au cocon familial et aux habits de cérémonie !

AVIS

Après Butler Game et King Game, Ryo Takagi met en scène l’univers des pirates. Comme pour les autres titres de la série, il s’agit d’un manga fantasmé, où les pirates sont représentés avec une classe utopique : la noblesse oui, l’honneur oui, mais la violence, le sang et la cruauté, jamais ! Les pages représentent des pirates qui n’en ont guère que le nom, mais qui sont agréables à regarder, du moins si l’on apprécie les graphismes très stylisés et aux traits un peu tranchants. Les personnages mis en scène sont capitaines, lieutenants, princes,… bref, que des titres distingués. Seule exception, peut-être, avec le cuistot, mais qui bénéficie lui aussi d’un rang à part au sein de l’équipage. 
Cependant, Pirate Game se distingue de Butler Game et King Game par son nombre d’histoires et la longueur de celles-ci. En tout, il n’y a que trois histoires courtes, ayant en commun le navire de Rakuon mais dont les personnages principaux sont chaque fois différents. Évidemment, avec une telle structure on se retrouve face au cliché du « tous les personnages sont gays », d’ailleurs il n’y a aucun personnage féminin à part la sœur de quelqu’un qui n’apparaît que par évocation verbale ; mais comme nous l’avons dit, ce manga est fantasmé et ne prétend ni au réalisme ni à la crédibilité, retrouver ce cliché n’a donc rien de très étonnant. L’auteur fait du yaoi pour le yaoi, et son seul but est de créer des histoires distrayantes avec de beaux jeunes hommes, quitte à ce que ce soit tiré par les cheveux. 
Au niveau des différentes histoires, la première a avouons-le un certain potentiel et elle aurait sans doute la capacité d’être bonne avec davantage de développement, de lenteur. On n’y croit pas une seconde parce que tout va trop vite, que les sentiments apparaissent d’un coup et sans raisons. Mieux exploitée, l’idée aurait peut-être du fond. 
La seconde histoire présente un début aussi difficile à comprendre que le quatrième de couverture, mais s’avère par la suite assez distrayante, pour peu bien sûr de n’être pas rebuté par cet esprit constant de superficiel et de tiré par les cheveux. Il en va de même pour la troisième et dernière, qui malgré un début rapide présente au moins une vraie histoire, avec de vrais sentiments – même ceux-ci n’ont aucune crédibilité, mais ils ont le mérite d’exister. 
Entre Piyoko Chitose et Ryo Takagi, et pour ma part je suis tentée d’ajouter encore Kazuma Kodaka, Tonkam multiplie les auteurs aux œuvres de qualité largement discutables. Il y a franchement de quoi s’interroger sur leur politique éditoriale concernant leur catalogue yaoi, leurs choix étant clairement incompréhensibles. Cependant, par rapport à du Piyoko Chitose, Ryo Takagi reste plus cohérente, avec des histoires ayant au moins un suivi à défaut d’autres qualités. 
Bien que ce ne soit pas le pire de ses manga, Pirate Game reste loin d’être conseillable. Si vous parcourez ce site dans le but de trouver de bonnes idées de lecture, mieux vaut vous diriger sur une autre fiche.

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