Tomes de Ze

Tome 1

 

Ce tome fait mine d’introduction et présente petit à petit le contexte, puis les différents personnages, on perçoit d’emblée le rôle central de Kon dans l’intrigue, et on commence à sentir se dessiner sa relation à venir avec Raizô. Mais les autres personnages ne sont pas en reste (question couple aussi), en effet ces kami de papiers, destinés à soulager les blessures de leur kotodama en les prenant sur eux, connaissent leurs propres problèmes ! On pressent d’emblée une série à surveiller…

Tome 2

 

Le premier couple à être mis en avant en particulier est évidemment constitué de Raizô et Kon. Débutants l’un et l’autre en amour, ils apprennent à connaître leurs sentiments et à les gérer, y compris sur le plan physique.  On plonge aussi à nouveau dans les capacités et les devoirs des kami… L’histoire est émouvante et connaît une réelle avancée. Sensible, joliment dessinée, elle pense aussi à la lectrice avide de se rincer l’œil en lui offrant plusieurs scènes aussi chaudes que bien insérées et illustrées. Un excellent manga !

Tome 3

Ce tome opère un retour dans le temps pour raconter l’histoire de Genma et Himi depuis ses débuts. Le ton est plus sombre et dur que celui des volumes précédents. L’histoire d’amour qui nous est racontée n’a rien d’idéal, elle est même haïssable dans un premier temps, mais justement pour cette raison, la narration faite avec talent rend la lecture très poignante. Il est difficile de sortir de la lecture une fois qu’on l’a commencée. D’abord racontée du point de vue d’Himi, qui fait ressortir toute la cruauté du personnage de Genma (un dur qui devrait plaire aux amatrices de yakuza), l’intrigue met progressivement plus en avant les sentiments de ce dernier et la vérité qui se cache derrière ses agissements. La fin du tome est très émouvante, elle constitue un point d’orgue frustrant si l’on n’a pas la suite immédiatement sous la main ! 

Tome 4

Suite et fin de l’histoire d’Himi et Genma. Pourront-ils tout reprendre de zéro ? Les situations sont désormais inversées. Même si elle est moins dure, et plus courte, cette partie reste émouvante et très agréable à lire. La deuxième partie présente de nouveaux personnages, deux jumeaux et leur kami. Plus légère, elle se rapproche davantage de la comédie, mais a aussi l’avantage de présenter une scène de sexe à trois, qui n’a pas l’air déplacée à cause du contexte particulier et fantastique de la série. Alléchant !

Tome 5

On découvre le couple formé par Moriya et Ryusei. En fait de couple, il s'agira surtout d'un duo pour le moment, puisqu'il n'y a pas encore véritablement d'amour entre les deux protagonistes (au passage, la mangaka nous fournit la preuve qu'on peut faire du bon yaoi sans histoire d'amour !). Il s'agit une fois encore de deux personnages aux caractères bien tranchés, en particulier Moriya dont les intentions et les vrais sentiments ne sont dévoilés que vers la fin du tome. L'histoire, une fois de plus, est mature et bien ficelée, et réserve quelques séquences émotions fortes. Le fantastique sert à mettre en avant des circonstances et des sentiments spécifiques, qui permettent à ce manga de se détacher clairement des autres titres yaoi. On trouve même une explication cohérente quant au fait que le pouvoir des kami fonctionnent via le contact des muqueuses... Du haut niveau ! 
 

Tome 6

couverture

Ce tome contient la suite et fin de l’histoire de Ryûsei et Moriya. Plusieurs drames ont lieu et le ton est à l’émotion, voire à la tragédie. La narration, toujours de très bonne qualité, et le découpage bien rythmé rendent la lecture prenante et intense. Les personnages sont complexes et montrent des sentiments variés qui restent cependant aisés à identifier. Cette intrigue montre aussi l’importance des mots, qu’on prononce trop facilement à tort et à travers. S’ensuivent deux chapitres plus courts montrant respectivement Kon et Raizô ainsi que Konoe et Kotoha. Pour le premier couple, il est question du maintien de la relation ; le ton s’allège et se montre romantique et mignon, avec beaucoup d’humour. Concernant Konoe et Kotoha, on voit davantage de naïveté perverse. Il semblerait que ce chapitre constitue une sorte d’introduction à ce qui devrait suivre dans le prochain volume, qui s’annonce tout aussi passionnant que les autres. La force de Yuki Shimizu dans ce manga est définitivement d’avoir su concilier une grande variété de ton grâce à la présence de plusieurs couples bénéficiant tous d’un excellent traitement, tout en articulant les choses avec cohérence et maturité. Ze est un manga à ne pas manquer pour toutes les yaoistes. 

Tome 7

couverture

Ce tome raconte l’histoire du duo Kotoha/Konoe. C’est un récit particulier car il raconte l’enfance de Kotoha dès sa naissance, quand il est né en tant que le plus puissant des kotodama. C’est aussi un moment d’émotion pur, car il est impossible ne pas être touché par le dur traitement subi par Kotoha dans ses plus jeunes années à cause de la puissance de son pouvoir, qu’il ne pouvait contrôler, qu’il fallait maîtriser par la force telle une bête sauvage. L’humanité de Konoe, qui décide de prendre soin de lui comme un père, s’avère très forte, et contrastée par le fait que le personnage souligne lui-même et à plusieurs reprises, qu’il n’est pourtant pas humain puisqu’il est un kami de papier… La relation de ces deux personnages aurait pu facilement tourner au shôta, en raison de l’âge de Kotoha, néanmoins Yuki Shimizu maîtrise son récit avec cohérence et maturité et elle sait tourner son intrigue de façon à ce que même dans les passages « chauds », ce soient avant tout les sentiments paternels qui apparaissent. On n’oubliera pas non plus qu’il s’agit d’un manga fantastique, avec une situation faussée sous tous rapports puisque rien n’est normal dans l’environnement dans lequel évoluent les protagonistes. Il est donc indispensable, à la lecture, de savoir parfois prendre le recul nécessaire… En tout cas, ce manga conserve son niveau très élevé, aussi bien pour le dessin que pour le scénario, et se montre peut-être même meilleur que le très célèbres Love Monde qui avait été popularisé par les scantrads. Ce titre est résolument indispensable à toutes les yaoistes dignes de ce nom. 

Tome 8

Suite et fin de l'histoire de Kotoha et Konoe. Ce tome se révèle particulièrement émouvant et exacerbe la cruauté de la raison d'exister des kotodama, condamnés à subir les blessures de leur maître à sa place, ou à retourner à l'état de page blanche. Kotoha, pris en étau entre deux options impossibles (blesser Konoe ou le laisser mourir), fait un choix dramatique qui va pousser Konoe à reconnaître ses sentiments pour lui. La narration est mature, le style poignant, et les thèmes et personnages réalistes malgré un cadre fantastique. Niveau yaoi aussi, les personnages sont sexy en diable et pleins de sentiments. Les amateurs ont tout pour être satisfaits, à travers ce manga résolument indispensable. Ce tome contient aussi un chapitre plus léger, remettant en scène Kon et Raizô, qu'il est difficile de replacer dans le contexte de la série "au présent" après tant de détours sur les passés des personnages, mais la lecture est néanmoins très agréable. Enfin, un chapitre nous met l'eau à la bouche pour un neuvième tome qui promet d'être, lui aussi, riche en émotion...

Tome 9

Le manga continue avec le duo Shôi/Asari, avec un tome construit à deux niveau : l'un où l'on voit Shôi se battre pour tenter de faire revenir Asari alors que nul n'y croit à part lui, et l'autre où l'on assiste à leur passé commun et où l'on découvre comment ils se sont rencontrés et de quelle façon leurs rapports se sont construits. Toujours mature et expressifs, le style de Yuki Shimizu soutient à merveille ces deux récits où l'on se voit confronté à des émotions fortes : espoir et suspens quand Shôi croit dur comme fer au retour possible d'Asari, et des sentiments subtils, durs et complexes à la lecture de la relation difficile instaurée entre les deux protagonistes dans leur jeunesse. Loin d'une romance idéale fleur bleue, leur lien est passé par bien des étapes douloureuses, faisant de ce couple l'un des moins romantiques et l'un des plus mûrs de la série. Encore un tome de très grande qualité ; on le redis chaque fois, mais Ze s'impose comme une référence inratable ! 

Tome 10

C'est maintenant au tour du personnage de Waki d'être mis en avant, Waki qui n'est rien de moins que le fondateur de la famille Mitô et des kami. Si ce récit est important et très intéressant pour le manga en tant que série, il faut avouer qu'il est un peu frustrant pour la yaoiste, puisqu'il ne contient que peu de boys love. Bien sûr, la relation de Waki et Rikiichi a quelque chose d'ambigü, et chacun usera par la suite de son kami, mais on voudrait bien quelque chose de plus "concret", de plus "suivi"... Le manga n'en reste pas très bien fait, beau et très bien raconté, avec émotion et maturité, et très agréable à lire. On ne boudera donc pas ce dixième tome, même s'il ne contient peut-être pas autant de boys love qu'on en attendrait. Seul autre petit regret, si le passé de Waki avec Rikiichi est assez largement expliqué, on ne sait rien encore des origines mêmes de Waki... On est maintenant curieux de voir quelle conclusion a été apportée à cet extraordinaire manga, le onzième tome devant être le dernier. 

Tome 11

 

Et voilà déjà le dernier tome de Ze. On continue avec l'histoire de Waki, le père des kami. D'une certaine façon, ce manga s'achève d'une façon aussi abrupte que Love Mode, la précédente série de l'auteur, et pourtant ce retour aux origines dans la partie finale, qui nous montre la naissance du clan des maîtres kotodama, relève quelque part d'une grande cohérence. La boucle est bouclée, tout ce qu'il y avait à dire, tout ce qui devait être dit, l'a été.
Une fois de plus c'est un tome très réussi pour cette série dont les volumes auront su se montrer variés, parfois touchants, parfois durs, parfois pleins d'espoir, parfois tragiques, mais toujours profondément humains. La conclusion de ce récit ne fait pas exception à la règle, et comme souvent dans les shôjo (ou dans les yaoi), ce sont les sentiments et l'amour qui sont à la base des drames.
La narration, exemplaire, possède une grande force évocatrice et permet de rendre la lecture très prenante. On a en permanence un noeud à la gorge en tournant les pages. Quand les dernières pages s'annoncent et que l'on retrouve Waki au présent, on s'aperçoit que l'on a un peu mieux compris ce personnages qui était resté mystérieux tout au long de la série : on cerne mieux son amertume, son côté aigri. Rien n'est gratuit et tout a une cause.
Avec Ze, Yuki Shimizu a dressé un yaoi superbe, aux pairings multiples, où les personnages et les types d'histoires présentent une infinité de profils. Ce yaoi est à posséder absolument pour toute fujoshi.

Date de dernière mise à jour : 15/12/2012

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