Hana sa waku ka - Shoko Hidaka

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INFORMATIONS

Titre : Hana wa saku ka
Genre : Vie quotidienne
Mangaka : Shoko Hidaka
Éditeur : Taïfu
Nombre de tomes : 3 au Japon, en cours
Rating : K

RÉSUMÉ

Yagisawa, un séduisant employé d’une maison d’édition n’a pas de chance en amour. Il rencontre alors Izumi, jeune romancier à succès, dont il devient le responsable, mais ce dernier lui fait quelques avances... C’est alors qu’il se rend compte qu’Izumi n’est autre que le garçon dont il était tombé amoureux douze ans plus tôt...

AVIS

Shoko Hidaka livre avec Hana wa saku ka un récit plein de sensibilité. L’intrigue et les personnages possèdent un certain réalisme, tout comme le trait, très fin et plaçant de beaux décors qui s’effacent dès lors qu’il s’agit de mettre en évidence l’émotion des visages.
Les personnages sont travaillés et possèdent une personnalité bien marquée, un passé lentement révélé et des sentiments intérieurs complexes. Leur richesse se dévoile petit à petit, au fil des pages. Le personnage principal est un trentenaire, autrefois passionné par son travail, désormais blasé et critiqué par les plus jeunes pour son manque d’enthousiasme. Youichi est quelqu’un de plus difficile à appréhender, dont on découvre le passé progressivement, jusqu’au lever de voile final qui permettra enfin de le comprendre.
L’originalité de ce manga est qu’ils ne sont pas tout de suite attirés l’un par l’autre. Au début, même, leur relation s’avère franchement antipathique, et c’est par le truchement d’autres personnages, du travail, des circonstances et de l’attrait du décor qu’ils sont amenés à se revoir. C’est même leur antipathie mutuelle qui finit par attiser leur curiosité et leur donner envie de se comprendre, de se découvrir, et les amène à se trouver des points communs, puis à ressentir, progressivement, de la sympathie l’un pour l’autre. Jusqu’à la naissance du sentiment amoureux…
L’amour est amené avec une certaine crédibilité, tout en finesse. La mangaka a bien pris le temps d’implanter l’histoire de façon à ce que le lectorat avide de fantasme puisse croire à la naissance de telles émotions. L’évolution ultérieure (dans le deuxième tome) s’avère malheureusement moins originale et réaliste, avec l’insertion d’un rival et des installations successives à la pension Minagawa. Le rival qui vient bousculer les sentiments de Youichi et surtout Sakurai, donne une impulsion un peu trop brutale au récit, par rapport à la lenteur précédemment instaurée.
Soft jusqu’à la fin, ce manga reste cependant une lecture agréable, aisément conseillable. Si vous ne recherchez pas de scènes de sexe et que vous aimez les histoires sensibles auxquelles on a envie de s’identifier, vous pouvez vous pencher sur cette série.

Date de dernière mise à jour : 21/04/2013

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