Comme un chat sur un sol - Tooko Miyagi

 

INFORMATIONS

Titre : Comme un chat sur un sol
Genre : Vie quotidienne
Mangaka : Tooko Miyagi
Éditeur : Taïfu
Nombre de tomes : 3 au Japon, terminé
Rating : K+ - T

RÉSUMÉ

Atsushi Ikeda est un étudiant gentil et généreux qui n’hésite jamais à tendre la main aux autres… aux « chats errants ». Lorsque Riya Narukawa se présente à sa porte un soir, blessé et désemparé, Atsushi décide de s’occuper de lui, de l’aider et lui donne même une clé de son appartement. Il apprend que Riya est un talentueux violoniste qui n’a pas une vie facile. D’ailleurs, ce dernier développe un trouble de la personnalité dont le double se révèle beaucoup moins fragile et timide… Pourtant, une certaine attirance commence à s’ébaucher…

AVIS

Les dernières critiques que j’ai faites de manga yaoi étaient tellement toutes mitigées que je commençais à me poser des questions sur mon rapport avec le genre. Heureusement, Comme un chat sur un sol a réussi à me prouver que je pouvais encore être agréablement surprise et me plonger dans ma lecture en me laissant juste porter par l’histoire et l’émotion.
Tout d’abord, un petit commentaire sur le titre. J’ai trouvé le titre français très intelligemment trouvé : il a un petit côté poétique et en même temps il y a un jeu de mots à double-sens : le sol peut en effet faire référence à la terre, mais aussi à la note de musique. Et c’est justement de celle-là qu’il est question puisque le titre original contient un G, la lettre qui est justement utilisée en musique pour désigner la lettre sol.
Au niveau graphique, le dessin est agréable. Malgré des arrière-plans un peu absents, il y a suffisamment de traits pour donner de la présence aux personnages. La mise en page est shôjo sans excès et plutôt jolie visuellement.
L’histoire démarre rapidement et se révèle tout de suite intrigante. Riya est un personnage mystérieux et l’on éprouve rapidement l’envie d’en savoir plus. La double-personnalité est une intrigue régulièrement utilisée dans le yaoi, avec plus ou moins de bonheur, généralement moins, ce qui laissait craindre le pire pour ce manga ; mais contre toute attente, le résultat est équilibré et bénéficie d’une certaine crédibilité médicale, surtout concernant les réactions de Riya, souvent perturbé lorsqu’il « zappe », et les causes possibles de cette maladie (une trop grande pression de la part de l’entourage vis-à-vis du violon). Juste que normalement il devrait être dans un hôpital, à ce niveau, mais puisque c’est un manga on essaie d’y croire. Il est à ce sujet dommage qu’un psychiatre soit évoqué mais jamais montré, ni lui ni les médicaments qu’il devrait normalement prescrire ; mais après tout la maladie n’est qu’un arrière-fond pour l’histoire principale et ce genre de détails se serait peut-être avéré trop envahissant.
La narration se fait à la première personne, du point de vue de Riya et Atsushi en alternance, à l’imparfait. L’humour n’étant pas vraiment présent, le résultat se révèle doux, nostalgique, presque tendre. On s’émeut facilement à la lecture. L’histoire se déroule sur une période temporelle apparemment étalée dans le temps, on ne sait pas précisément combien précisément mais on comprend clairement qu’il y a une évolution.
Tout dans l’histoire n’est pas parfait. Le côté mystère voire presque enquête, est intéressant, mais Atsushi n’est-il pas trop et trop vite intrigué par Riya ? Et il est réellement dommage d’avoir introduit dans l’intrigue un camarade de classe de Riya intéressé par ce dernier, cette ficelle-là est vraiment trop classique et gâche un peu le reste, d’autant que les réactions de Riya à son encontre manque singulièrement de vigueur !
Néanmoins, ces quelques défauts ne parviennent pas à faire de l’ombre au bon résultat d’ensemble. Ce yaoi joli et émouvant devrait séduire la plupart des lectrices.
 



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