The president is produced by my color - Jun Kusuki

The president is produced by my color

INFORMATIONS

Titre : The president is produced by my color
Genre : Vie quotidienne
Mangaka : Jun Kusuki
Éditeur : IDP
Nombre de tomes : 1, terminé
Rating : M

RÉSUMÉ

"Manager préféré de la société où il travaille et numéro 1 des Commerciaux, Akutsu se retrouve propulsé dans la section Secrétariat suite à la mort du directeur, avec une mission : transformer un nouveau venu en magnat des affaires pour qu’il puisse reprendre la succession. Et quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il découvre que le candidat n’est autre que… son inconnu du Nid à Chats, son petit coin secret !
Découvrez quatre histoires farfelues dans lesquelles jeunes et moins jeunes succombent au virus de l’Amour.

AVIS

Ce one-shot contient quatre histoires, cependant, sa construction diffère de celle de la plupart des autres recueils de nouvelles, qui en principe en contiennent quatre faisant à peu près la même longueur. Ici, nous avons d'abord celle qui donne son titre au récit, et qui occupe au moins la moitié du volume. Les autres oscillent entre le court et le très court et font davantage office de « remplissage » (pas forcément dans le sens négatif du terme !)
Cela étant, il n'en reste pas moins que ce manga peine à se démarquer des autres titres publiés par IDP puisque le niveau est peu ou prou le même : rien de désagréable mais rien de franchement agréable non plus, bref, moyen dans tous les sens du terme. Mais là aussi, The president is produced by my color se distingue des autres, d'ailleurs pas forcément en mieux mais je vais évoquer chaque point un à un.
Tout d'abord, le dessin. Honnêtement, il n'est pas beau. Les visages sont assez disgracieux avec leurs angles bizarres et leurs tous petits yeux qui limite donnent un air vicieux aux personnages les plus sympas. L'expressivité n'est pas au rendez-vous, les expressions faciales tendant à être toujours identiques quelle que soit censée être l'émotion du moment ; les trames sont assez uniformes et les arrière-plan absents comme souvent. On a donc un graphisme en-deçà du niveau habituel d'IDP, qui n'est déjà pas très haut (dans le sens où c'est souvent joli mais dépourvu de décors et si peu personnalisé que c'en est interchangeable).
Ensuite, les histoire sont assez bizarres et il est difficile de s'y plonger.
Par exemple, pour la première, on a un personnage qui aime nourrir des chats et rencontre souvent un espèce de marginal qui a le même passe-temps. Ensuite, il découvre que ce dernier est en fait le fils caché du directeur de sa société qui hésite sur son successeur entre son fils légitime, mais incapable, et son bâtard intelligent. Alors il va les mettre en compétition et les laisser faire leurs preuves durant un mois et chaque semaine, un vote dira lequel est le meilleur. Le héros se retrouve assigné à « coacher » son fameux inconnu qui n'en est plus un.
Comme vous le voyez, le scénario est très étrange. C'est un peu un assemblage de stéréotypes bizarrement agencés, quelque part ça donnerait presque quelque chose d'original. On a dit « presque ». Et c'est vraiment trop bizarre quand même. Le principal problème est sans conteste la romance, parce qu'on ne comprend pas vraiment pourquoi ils commencent à s'embrasser ni pourquoi ils tombent amoureux à la fin, c'est comme si on suivait une histoire rien à voir puis ils se mettent à sortir ensemble mais on voit pas trop la raison.
La deuxième histoire ne fait que seize pages, donc c'est de l'ultra-court, et on va suivre un présent du conseil des élèves qui décide de « coller » un pseudo-voyou (qui n'en a que le look) afin de voir ce qui le rend si charismatique. Et il va comprendre pourquoi, et même très bien comprendre.
Dans la troisième nouvelle, on découvre un employé payé par son patron pour des « heures supp » consistant à l'espionner en train de se masturber après le travail. L'idée, franchement, est vraiment tordue, et pourquoi l'attirance devient-elle miraculeusement réciproque ? Mystère. Comme dans les autres récits, l'homosexualité tombe du ciel mais c'est particulièrement frappant dans celui-ci.
Enfin, la dernière histoire fait une vingtaine de pages et on découvre comment deux voisins vont se rapprocher en raison de la maladie de l'un d'eux. Cette nouvelle n'a rien de bien intéressant, c'est fade, vite lu, vite oublié.
En résumé, ce one-shot n'est, comme bien d'autres, pas inoubliable. Il se démarque surtout parce que l'une de ses histoires est longue, et les autres très courtes ; et parce que les stéréotypes sont présents mais agencés d'une manière inhabituelle, pas forcément en mieux, mais qui varie un peu de l'ordinaire. Il est dommage que le dessin ne soit pas très beau et l'expressivité des visages pas assez marquée.

Date de dernière mise à jour : 21/01/2014

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