Swinging Lovers - Shino Suzuhara

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INFORMATIONS

Titre : Swinging Lovers
Genre : Vie quotidienne
Mangaka : Shino Suzuhara
Éditeur : IDP
Nombre de tomes : 1, terminé
Rating : M+

RÉSUMÉ

MICA est un groupe de jazz qui commence à se faire connaître du grand public, à tel point que ses membres, et surtout Jin, le pianiste et leader du groupe, souhaiteraient passer professionnels. Leur rencontre lors d'un concert avec un grand producteur de musique pourrait signifier la concrétisation de leurs rêves, mais le producteur semble n'avoir d'intérêt que pour Makiya, chanteur et saxophoniste, mascotte du groupe, et cherche à le pousser à faire une carrière en solo...

AVIS

C’est un yaoi qui a de la personnalité et se révèle assez différent du reste, en bien comme en mal.
Pour commencer, ce n’est ni une longue histoire suivie, ni un recueil d’histoires courtes. Les personnages sont les mêmes de bout en bout, mais on a l’impression que la mangaka a fait trois histoires complètes qui se trouvent être des suites, mais le scénario change totalement d’optique de l’une à l’autre. Donc sans être vraiment indépendant, les récits ne sont pas vraiment continus non plus.
La première histoire correspond au résumé du quatrième de couverture. On suit un groupe de musiciens qui se voit offrir une opportunité professionnelle mais seulement pour le chanteur, qui lui-même ne tient pas plus que ça à passer pro et encore moins tout seul, mais aimerait réaliser le rêve de celui qu’il aime. Le point fort : l’importance accordée aux sentiments et à la romance, surtout dans le style narratif. Le point faible : la personnalité du personnage principal, archétype du gamin pleurnicheur et innocent. On n’avait pas vu ça depuis Shûichi Shindô, mais Swinging Lovers est loin d’offrir le développement scénaristique de Gravitation.
Néanmoins, grâce à l’importance de la romance, ce manga aurait pu être sympa mais malheureusement la seconde histoire vient tout gâcher. Violente et perverse, elle n’offre rien d’autre qu’une immonde scène de viol et de torture dont on comprend mal l’intérêt et surtout la cohérence.
La troisième histoire, qui se penche sur les autres protagonistes du groupe, renoue avec le sentimental et se montre plus intéressante, mais elle fait sombrer le manga dans le cliché « tous les personnages sont gays », et surtout, là encore, le manque de continuité avec les précédents récits donne une désagréable impression d’histoire hachée, voire d’histoire complètement différente. Mais il est intéressant de relever qu’un lien est avec celle du milieu, montrant que malgré tout cela se situe à la suite.
Pour le dessin, il n’y a rien de remarquable. Ce n’est pas moche, mais pas non plus, les yeux étant un poil disproportionné, les décors pas soignés et surtout, les visages montrant des proportions incongrues sur de nombreuses cases, selon l’angle de dessin.

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