How to start the second love - Shino Suzuhara

How to start the second love idp

INFORMATIONS

Titre : How to start the second love
Genre : Vie quotidienne
Mangaka : Shino Suzuhara
Éditeur : IDP
Nombre de tomes : 1, terminé
Rating : T-M

RÉSUMÉ

Togaya est un acteur au palmarès déjà bien rempli. Entre sa carrière et sa fille unique, il se considère comme un homme comblé, mais lorsque son jeune partenaire de tournage, Kajimoto, lui fait une déclaration d'amour, Togaya se retrouve perplexe. Et ce n'est pas près de s'arranger quand Kajimoto revient sur sa déclaration un peu plus tard, après avoir semé le doute dans l'esprit de Togaya

AVIS

Ce one-shot est composé de cinq histoires courtes complètement indépendantes les unes des autres, mais elles ont presque toutes en commun de mettre en scène le lieu de travail des personnages, à l'exception de la dernière nouvelle, mais j'y reviendrai.
Les quatre premières nouvelles sont assez rapides et improbables, avec des personnages vite oubliés, et bien sûr l'homosexualité y va de soit comme si c'était la chose la plus courante du monde. Bref ça ne vole pas haut et honnêtement, il n'y a pas forcément grand chose à ajouter.
Dans How to start the second love, on suit un rapprochement bien facile entre deux acteurs. Notons le parallèle quand même assez sympa avec le tournage du film, même si ce n'est pas très recherché.
Dans Emmène-moi de cette main, un présentateur célèbre se retrouve impuissant, et demande l'aide de son meilleur ami qui va bien profiter, dans tous les sens du terme. Le synopsis de cette nouvelle est tordue à la base et son dénouement ne l'est pas moins, de sorte qu'il est difficile de l'apprécier.
Le prince des nuits blanches, la troisième histoire, s'avère tout aussi saugrenue. En gros, il y a un type qui va se retrouver à squatter chez un autre (pourquoi lui demande-t-il comme ça et pourquoi l'autre accepte comme ça, mystère, ce doit être les relations sociales bien particulières des manga yaoi...) parce que sinon il dort mal chez lui. Inutile de vous expliquer la raison. Bref, sans commentaire.
L'amour dans un ascenseur, si elle n'est pas forcément réaliste, s'adapte cependant assez bien au format court, de sorte qu'elle se révèle plus distrayante que l'on ne s'y attendait, surtout vu le niveau des trois chapitres qu'on vient de lire. Le côté inattendu n'est pas excessivement saugrenu et représente finalement une assez bonne surprise, même si ça reste « à l'échelle d'IDP », donc pas excellent objectivement parlant.
Évoquons maintenant Si tu étais capable d'aimer. Cette nouvelle est un peu à part, puisque c'est la seule à toucher à la science-fiction en mettant en scène un cyborg. Cette histoire où un jeune homme malade décide de vivre à fond en faisant de son mieux pour obtenir ce qu'il aime, se révèle contre toute attente très touchante. Beaucoup trop courte, évidemment, mais quand même suffisamment efficace pour contenir son petit lot d'émotion, surtout que la narration est du point de vue du cyborg... qui ne devrait pas être capable d'aimer. Dommage que cette histoire soit incluse dans un recueil auprès d'autres beaucoup moins bien, car elle n'est pas mise en valeur du tout.
Concernant le dessin, comme d'habitude chez cet éditeur, seuls les personnages sont dessinés ; les décors brillent par leur absence et le tramage est également minimaliste. C'est juste suffisant pour que ce soit lisible. Heureusement que le trait lui-même est maîtrisé. Notons également que les scènes de sexe restent assez subtiles, présentes mais pas envahissantes, ce qui est plutôt un bon point par contre.

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