Virtus - Gengoroh Tagame

 

 

INFORMATIONS 

Titre : Virtus
Genre : Historique
Mangaka : Gengoroh Tagame
Editeur : H&O
Nombre de tomes : 1, terminé
Rating : M+

RÉSUMÉ

Lorsque le jeune Gaius arrive au camp d'entraînement des gladiateurs, son regard est éteint, tout le monde comprend qu'il ne survivra pas longtemps dans cet univers de violence. Cependant Crescens, l'un des gladiateurs les plus courtisés du moment, décide d'en faire son esclave sexuel. Submergé par la haine, Gaius décide de se venger en combattant Crescens dans l'arène...

AVIS 

Attention, ce n'est pas du yaoi ! Face aux graphismes à même de désarmer les habitués aux manga, au sexe cru et immédiat, à l'histoire rapide et à l'action quasi-dépourvue de développement, il serait tentant de juger cette œuvre avec la plus grande sévérité, cependant cela reviendrait à mon sens à un regard hâtif et superficiel qui ne tiendrait pas compte de cette spécificité : ce n'est pas du yaoi, c'est du gay. Le public visé n'est clairement pas le même. 
Cela se voit d'emblée au dessin : adieu les éphèbes, nous voici face à des hommes musclés et poilus. Ça change, c'est sûr, et faut aimer le genre (et pas seulement en dessin, en vrai aussi). Le trait n'est globalement pas celui du manga, qu'il s'agisse des corps ou des yeux, et les codes utilisés sont davantage ceux de la BD que du manga. 
Comme il l'a déjà été dit, l'action n'est presque pas développée (une seule case pour parfois ce qui semble être d'assez longues périodes de temps) et l'histoire va très vite. Là aussi, on n'est pas dans les codes habituels du manga. Cela pourra en rebuter plus d'un, cependant il y a un avantage indéniable, c'est que l'histoire est une vraie histoire complète, qui ne traîne pas et va jusqu'au bout. 
Le sexe intervient très rapidement, et ce sans aucun sentiments. Du moins à ce que l'on croit au début. Car l'histoire révèle des secrets vers la fin, et cela concerne aussi les personnages, qui au début paraissent « simples » (surtout Crescens, que l'on croit bêtement arrogant et violent) mais agissent parfois, en fait, pour des motifs cachés. Le personnage de Gaïus est également assez intéressant, dans le sens où malgré les sévices subis il ne passe pas pour autant son temps à pleurnicher, au contraire ses malheurs lui serviront de marchepied pour retrouver de la combattivité, et devenir plus fort à travers la haine et le désir de vengeance. 
Une autre originalité est bien sûr le cadre de la Rome antique et du monde des gladiateurs, du jamais vu en manga. Il est d'ailleurs dommage de ne pas trouver en fin de volume en bonus pour expliquer de façon plus détaillée certains termes propres à cet univers. 
Virtus n'est pas à conseiller aux fans ordinaires du manga et du yaoi. C'est une œuvre différente, qui d'ailleurs été publiée chez un éditeur gay et non chez les éditeurs habituels de manga yaoi. Ce qui est bel et bien significatif. 

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