RODRIGUEZ Cristina - Moi, Sporus, prêtre et putain (Sporus)

INFORMATIONS

Titre : Moi, Sporus, prêtre et putain
Auteur : Cristina Rodriguez
Type : Roman
Genre : Historique
Editeur : Calmann-Lévy
Nombre de tomes : 1
Rating : M
Nature du slash : Rapports homosexuels entre les personnages
Note : Réédité sous le titre "Sporus" ou encore "Moi, Sporus"

RESUME

Certains destins pourraient surprendre les dieux eux-mêmes. Qui aurait parié un sesterce sur l'avenir de Sporus, enfant prostitué et exploité par sa marâtre dans un bouge infâme de Subure ? Et pourtant... De tribulation en tribulation, il devient prêtre de Cybèle, une déesse orientale dont le culte inspire des sentiments partagés à Rome. Tout à la fois sacré et eunuque, respecté mais inculte, indiscipliné et rebelle, gouailleur et surtout irrésistiblement charmeur, ses imprudences lui valent bien des déboires. Mais Néron lui-même ne reste pas insensible à ce curieux garçon, et fait de lui son favori, et même son épouse, avant de sombrer dans la folie et la mort. Entre banquets, intrigues, fêtes et voyages, le jeune prêtre apprendra à ses dépens que la cour de Rome peut être aussi dangereuse que les forêts de Germanie...

AVIS

J'ai plutôt bien apprécié parce que ça se lit très rapidement mais je pense que je n'aurais pas aimé autant si le livre avait été plus long. Pourtant, sa faible durée est un peu un défaut car certains passages et certains personnages manquent cruellement de développement (Florus), mais l'action a le mérite de se dérouler rapidement et les faits s'enchaînent sans que l'on ait guère de le temps de s'ennuyer.
Le livre est assez cru... Pas que ça me dérange, mais au début j'ai presque trouvé ça oppressant, toute cette saleté en permanence... Mais j'ai beaucoup apprécié le côté, disons réaliste de la chose, sans dramatique exacerbé. La représentation de Néron m'a été particulièrement sympathique car pour une fois il est présenté comme un empereur fantasque mais ayant sa propre manière de réfléchir, pas si bête d'ailleurs. Sa sensibilité est plutôt bien transcrite et donne envie d'en savoir davantage sur lui, au-delà des (mauvais) clichés hollywoodiens.
D'ailleurs le côté historique du roman est particulièrement soigné, et l'auteur a pris soin d'insérer des notes pour aider le lecteur ignare à s'y retrouver. Et je dois bien avouer que j'ai été franchement vexée des immenses lacunes que j'accumule sur cette période historique, je crois que je vais lire d'autres livres sur les Romains (c'est le deuxième que je lis de ma vie, alors voilà) pour m'instruire parce que j'ai vraiment horreur de me sentir ignorante, et des connaissances apparemment il m'en reste une quantité à acquérir (et tant mieux, parce qu'apprendre c'est ma passion dans la vie =p).
Le texte lui-même est assez soigné mais pas exceptionnel non plus, il est agréable à lire mais reste commun. Ce qui m'a le plus perturbée est surtout le manque de repères temporel au niveau des années, car Sporus étant un personnage assez pleurnichard et le ton demeurant tout du long assez juvénile ("frais", dira-t-on), il m'a été difficile de l'imaginer, au fil des pages, sous l'aspect d'une personne d'âge mûre.
Enfin, même si le roman n'est pas parfait parfait, il n'en reste pas moins que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture et que j'ai appris beaucoup de choses. Ma curiosité a été piquée et je ressens l'envie d'approfondir l'univers qui m'a entrouvert ses portes, ce qui est aussi, à mon sens, le but de la lecture. Et en l'occurrence ce but est atteint, alors je n'en demanderai pas plus.

 

Date de dernière mise à jour : 10/07/2014

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