HOBB Robin - Les Cités des Anciens T2 - Les eaux acides

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INFORMATIONS

Titre : Les Cités des Anciens T2 - Les eaux acides
Auteur : Robin Hobb
Type : Roman
Genre : Fantasy
Éditeur : Pygmalion, J'ai Lu
Nombre de tomes : 5 en France, en cours
Rating : T
Nature du slash : Ce tome confirme nos doutes : un personnage est de longue date l'amant d'un autre...

RÉSUMÉ

Le grand jour se profile : Alise comme Thymara vont enfin se trouver face aux dragons, l'une pour assouvir sa soif de connaissances, l'autre pour les conduire, avec un groupe de jeunes gens comme elle, jusqu'à la légendaire cité des Anciens, Kelsingra. Ce qu'elles ignorent, c'est que cette rencontre changera leur existence. Alise, passagère à bord du Mataf dont le rugueux capitaine, Leftrin, ne la laisse pas insensible, va faire un choix qui met en péril sa réputation et son mariage, et détourne son ami et chaperon, Sédric, d'autres plans, bien arrêtés et beaucoup plus profitables. Thymara, elle, par sa fréquentation des autres jeunes gardiens, porteurs des stigmates du désert des Pluies, devra peu à peu remettre en cause les règles qui régissent sa vie depuis sa naissance. Tous affrontent un trajet long et pénible avec les dragons, où ils découvrent leur vraie nature et apprennent à se connaître face à des adversaires qui habitent parfois au fond d'eux-mêmes.

AVIS

Le tome 1, correspondant à la première partie du tome 1 selon la tomaison originale, était un peu frustrant car ne faisant que poser le début des bases d’un récit qui cependant se promettait dantesque. Eh bien dans le tome 2, l’histoire commence véritablement et ce, dès la première ligne. Les personnages dont on nous a savamment dressé le portrait (Alyse, Leftrin, Sintara et Thymara pour ne citer que les principaux, et dans ce tome on voit aussi le point de vue de Sédric se développer considérablement) se rejoignent enfin et l’aventure, la vraie, peut enfin commencer !
Les personnages sont incontestablement la grande réussite de ce roman. Nombreux, fascinants, incroyablement humains : la qualité connue de longue date de Robin Hobb d’esquisser des protagonistes complexes et d’une grande crédibilité éclate dans ce cycle avec encore plus de force que dans ses œuvres précédentes. Jusqu’ici, on les avait suivis séparément ; voir leurs caractères se confronter s’avère passionnant. Antipathies, sympathies, attraits, jalousies, amours : c’est tout une panoplie de sentiments et d’émotions qui naissent, évoluent, voire se transforment au fil des pages.
La dynamique du groupe formé par les gardiens est particulièrement travaillée ; ce qui arrive à certains personnages et la façon dont évoluent leurs liens les uns avec les autres donne puissamment envie de savoir la suite, et en ce qui me concerne je me surprise à tourner les pages, tourner les pages et tourner les pages, sans plus savoir m’arrêter. Cela faisait quelques mois qu’une lecture ne m’avait pas envoûtée à ce point et jusqu’à arriver à la fin, il m’a été très difficile de reposer mon livre car je voulais sans cesse avancer.
Je pourrais parler de chaque personnage un par un pour dire ce qui m’a fascinée dans leur évolution personnelle, mais je préfère vous le laisser découvrir par vous-même. Et puis il y a tant à dire que je pourrais certainement en faire des pages et des pages… On s’attache à certains protagonistes, on en déteste d’autres, mais tous sont subtilement dressés et très travaillés il y a du suspens à suivre leur évolution. C’est la marque de fabrique de l’auteur et on en redemande !
C’est avec avidité et impatience que je me jetterai sur la suite sitôt que possible. La seule chose qui m’inquiète un peu c’est que l’histoire semble s’orienter sur de la quête et du voyage, un procédé qui habituellement m’ennuie terriblement dans les romans fantasy… Dans l’Assassin Royal de Robin Hobb, les passages de voyage m’ont profondément gavée et c’est l’une des raisons pour lesquelles je n’ai pas aimé ce cycle. Mais Les cités des Anciens s’annonce différent, déjà parce que la narration est omnisciente et qu’il y a donc alternance de points de vue, et ensuite par l’incroyablement complexité des liens tissés entre les protagonistes ; et ils sont nombreux, contrairement à l’Assassin Royal où il y a d’interminables passages où le personnage principal est seul avec les mêmes pensées qu’il rumine à longueur de temps. Par conséquent, c’est sans souci excessif que j’attaquerai la suite ; en effet, au vu des promesses posées, je suis sûre que Robin Hobb saura créer des tensions aussi fascinantes que s’il n’agissait pas d’un voyage ; en d’autres termes, cela s’annonce différemment que comme une simple quête.
À suivre !

Date de dernière mise à jour : 30/09/2012

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